Méthanisation

Le biogaz issu de la fermentation des déchets organiques peut être utilisé pour produire de la chaleur et/ou de l’électricité, du carburant ou être épuré avant d’être injecté dans le réseau de gaz naturel.

Éléments de contexte

Dans la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), il y a un objectif de 10 % de gaz d’origine renouvelable dans la consommation de gaz en 2030.
L’arrêté du 24 avril 2016 pour la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) fixe les objectifs suivants pour la méthanisation : un projet de nouvelle PPE est actuellement en consultation.

Objectifs annuels pour la méthanisation
  2018 Équivalent du nombre d'installations estimé 2023 Équivalent du nombre d'installations estimé
Électricité 137 MWe 685 237 à 300 MWe de 1185 à 1 500
Chaleur 300 ktep   700 à 900 ktep  
Injection 1,7 TWh 140 8 TWh 670

Dans le Grand Est, les objectifs fixés pour 2020 annoncent 790 GWh pour la méthanisation, soit 68 ktep (cumul des 3 Schémas régionaux climat air énergie [SRCAE]). Dans le futur schéma de la nouvelle région, il faudra s’attendre à une révision des objectifs.

Chiffres clés

Descriptif détaillé du graphique (PDF - 206.51 Ko)

Actions régionales

Au niveau régional, la méthanisation est une filière dynamique. Environ 35 projets sont au stade d’études ou de maturation. De nombreux autres dossiers sont bien avancés. Ainsi, en 2018, 66 nouveaux dossiers d’aide à l’investissement pour la méthanisation avaient été déposés. À l’issue du premier semestre 2017, on en dénombrait déjà 55.

La région Grand Est est la région comptabilisant le plus d’unités de méthanisation en fonction : 92 fonctionnent en cogénération, et 13 en injection (chiffres au 30 septembre 2018, dont les Installations de stockage des déchets non dangereux [ISDND] et Stations d’épuration [STEP], selon le tableau de bord du ministère en charge de l’énergie et le panorama du gaz renouvelable).

Quelques documents de référence